L’échographie (ultrasound) : elle est déjà systématiquement prescrite lorsqu’une mammographie révèle une anomalie. Réalisée d’emblée, elle évite l’exposition aux rayonnements et offre une grande précision, sans aucun risque de dissémination cellulaire.
La thermographie QT (thermogramme) : cette technique capte l’empreinte thermique du tissu mammaire. Elle détecte une activité métabolique accrue ou un flux sanguin anormal, signes potentiels d’un processus pathologique. Elle permet de repérer des anomalies huit à dix ans plus tôt que les autres méthodes et offre une résolution quarante fois supérieure à celle de l’IRM.
Ces deux examens présentent un taux de faux positifs nettement inférieur. Ils sont d’ailleurs devenus la norme dans plusieurs pays ayant abandonné la mammographie 3D, jugée trop nocive. Malgré ces avantages indéniables, les compagnies d’assurance refusent souvent de les rembourser, ce qui en limite considérablement l’accès.
Le Dr Dawn Michael insiste sur un point crucial : si une mammographie anormale conduit de toute façon à une échographie, pourquoi exposer systématiquement les femmes, en particulier celles présentant un tissu mammaire dense, à des rayonnements pouvant eux-mêmes induire un cancer ? Les études à long terme confirment d’ailleurs ce risque.
Vers une remise en question nécessaire
La mammographie représente une industrie générant plusieurs milliards de dollars. Pourtant, les données accumulées suggèrent que ses inconvénients — surdiagnostic, surtraitement, effets secondaires liés aux rayonnements — l’emportent souvent sur les bénéfices réels. Le Dr Dawn Michael plaide ainsi pour que l’échographie et la thermographie deviennent les nouveaux standards en matière de dépistage.
Chaque femme devrait pouvoir disposer d’une information complète et objective afin de choisir l’approche la moins risquée. Selon cette analyse, la mammographie devrait progressivement appartenir au passé, au profit de méthodes de dépistage plus sûres et plus précises.