Néanmoins, des doses élevées et une administration continue finissent par épuiser le système nerveux. Les recherches indiquent que cet usage prolongé peut engendrer des dommages cérébraux durables, affectant non seulement la mémoire, mais aussi la motivation et les performances cognitives globales, sans compter les risques d’irritabilité chronique et de dépression.
6. Les antidépresseurs tricycliques
Bien qu’ils fassent partie des plus anciens traitements contre la dépression, l’amitriptyline et la nortriptyline restent utilisés. S’ils agissent sur la recapture de la sérotonine pour améliorer l’humeur, ils possèdent également de fortes propriétés anticholinergiques.
Tout comme les médicaments de la maladie de Parkinson mentionnés plus haut, ces antidépresseurs inhibent l’acétylcholine. Les patients âgés y sont particulièrement sensibles et peuvent subir un déclin cognitif accéléré, caractérisé par une grande confusion, des pertes de mémoire fréquentes et une incapacité à se concentrer.
7. Les statines
Les statines, telles que l’atorvastatine ou la simvastatine, sont prescrites à des millions de personnes pour abaisser le taux de cholestérol sanguin et prévenir les accidents cardiovasculaires. Cependant, le cerveau est l’organe le plus riche en cholestérol du corps humain.
Ce cholestérol cérébral n’est pas un ennemi : il est absolument fondamental pour la création et le maintien des synapses, les connexions entre les neurones. En bloquant la production globale de cholestérol, les statines peuvent interférer avec cette mécanique de précision. De plus en plus de preuves cliniques rapportent des cas de patients sous statines souffrant de confusion mentale et de troubles de la mémoire, des symptômes qui altèrent significativement leur qualité de vie.
En conclusion, la prise en charge de notre santé ne doit pas se faire au détriment de nos facultés cognitives. L’automédication prolongée est à proscrire, et il est crucial de discuter ouvertement avec un professionnel de santé des effets secondaires des traitements prescrits. Dans de nombreux cas, des alternatives non médicamenteuses, comme les thérapies cognitivo-comportementales, la gestion du stress ou des ajustements alimentaires, peuvent offrir des solutions viables pour protéger à la fois le corps et le cerveau.
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