7 médicaments qui causent une démence grave et de profonds dommages au cerveau

2. Les anticholinergiques
Cette famille de médicaments est largement utilisée pour soulager la maladie de Parkinson, l’hyperactivité vésicale ou encore certains troubles respiratoires. Leur mécanisme d’action consiste à bloquer l’acétylcholine, un neurotransmetteur essentiel à l’apprentissage et à la mémorisation.

Le blocage prolongé de ce neurotransmetteur a des conséquences désastreuses sur les facultés cognitives. Selon une recherche menée par l’Université de Washington qui a suivi plus de 3 500 personnes âgées sur une décennie, l’utilisation régulière d’anticholinergiques augmente le risque de développer une démence de 54 %. Ce risque s’accroît proportionnellement avec la dose et la durée du traitement.

3. Les inhibiteurs de la pompe à protons (Oméprazole)
L’oméprazole, le pantoprazole ou l’ésoméprazole font partie des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), massivement consommés pour apaiser les brûlures d’estomac, les reflux gastriques et les gastrites. S’ils offrent un soulagement rapide en réduisant l’acidité gastrique, leur usage chronique est alarmant pour la santé neurologique.

Une étude portant sur près de 6 000 individus a révélé que 33 % des patients consommant ces médicaments depuis plus de quatre ans et demi présentaient des troubles cognitifs. Ce phénomène s’explique en grande partie par le fait que la baisse de l’acidité gastrique empêche la bonne absorption de la vitamine B12. Une carence prolongée en vitamine B12 est une cause connue de troubles neurologiques sévères et d’augmentation du risque de démence.

4. Les benzodiazépines
L’alprazolam, le diazépam ou le lorazépam sont des noms familiers pour quiconque a déjà souffert d’anxiété sévère ou d’insomnie. Ces anxiolytiques et somnifères offrent un apaisement à court terme, mais leur impact à long terme sur le cerveau est particulièrement lourd.

Les études démontrent que l’usage prolongé de benzodiazépines peut tout simplement doubler le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Ces molécules interfèrent avec les neurotransmetteurs, modifient l’architecture du sommeil (pourtant indispensable à la consolidation de la mémoire) et créent une forte dépendance physique et psychologique. Plus de 40 % des utilisateurs réguliers se plaignent d’ailleurs de difficultés de concentration et d’une perte d’énergie intellectuelle.

5. Les amphétamines
Souvent prescrites dans le cadre du trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), les amphétamines stimulent temporairement la concentration en augmentant artificiellement les niveaux de dopamine dans le cerveau.