7 médicaments qui causent une démence grave et de profonds dommages au cerveau

Pendant longtemps, la médecine et le grand public ont cru que la démence et le déclin cognitif n’étaient que les tristes et inévitables conséquences du vieillissement. Pourtant, les avancées scientifiques récentes démontrent le contraire. Si la perte de mémoire est influencée par divers facteurs liés au mode de vie, tels que l’abus d’alcool, le stress chronique, l’insomnie ou encore les carences nutritionnelles, un autre coupable, souvent ignoré, se cache dans nos armoires à pharmacie.

De nombreux traitements couramment prescrits, bien qu’efficaces pour soigner des affections spécifiques, possèdent des effets indésirables majeurs sur la santé de notre cerveau. Utilisés de manière inappropriée ou sur de longues périodes, certains de ces médicaments, apparemment inoffensifs, peuvent détériorer la mémoire, altérer la concentration et même déclencher une démence grave. Voici les sept classes de médicaments qui nécessitent une vigilance particulière.

1. Les corticostéroïdes
Prescrits pour traiter l’asthme, les allergies sévères ou les maladies auto-immunes, les corticostéroïdes sont des anti-inflammatoires puissants. Cependant, leur utilisation prolongée, particulièrement par voie orale, n’est pas sans danger pour le système nerveux.

Des recherches ont mis en évidence que ces médicaments peuvent modifier la structure même du cerveau. Les glucocorticoïdes, comme la prednisone, perturbent les fonctions cérébrales en influençant les niveaux de cortisol, l’hormone du stress. Un excès de cortisol finit par endommager l’hippocampe, une zone du cerveau absolument vitale pour la mémoire. Une vaste étude menée au Royaume-Uni sur plus de 500 000 personnes a d’ailleurs confirmé un risque accru de démence chez les patients utilisant des corticostéroïdes pour traiter leur asthme. Il est donc recommandé de les utiliser à la dose la plus faible possible et sur la durée la plus courte.