Plutôt que d’attendre le décès pour léguer un bien immobilier, de nombreuses personnes préfèrent anticiper la transmission en réalisant une donation de leur vivant. La méthode la plus répandue consiste à donner la nue-propriété du logement à ses enfants, tout en gardant l’usufruit. Concrètement, cela signifie que :
Les parents restent usufruitiers : ils peuvent continuer à habiter le bien ou le louer pour en tirer des revenus.
Les enfants deviennent nus-propriétaires : ils récupèrent la pleine propriété sans avoir à payer de droits de succession au moment du décès des parents.
Pourquoi cette approche est-elle gagnante ?
Au jour du décès, les enfants obtiennent automatiquement la pleine propriété, sans aucun frais supplémentaire. Les droits de donation sont calculés uniquement sur la valeur de la nue-propriété, qui est inférieure à celle du bien en pleine propriété. Cette transmission permet aussi d’optimiser la fiscalité grâce aux abattements : 100 000 € par parent et par enfant, renouvelables tous les 15 ans.
Autre possibilité : certains parents choisissent d’acheter un bien directement au nom de leurs enfants, tout en conservant l’usufruit à vie. Cette méthode est parfaitement légale et largement conseillée par les notaires pour réduire la taxation excessive des successions.
