J’ai enterré ma mère avec son bijou de famille le plus précieux il y a vingt-cinq ans. C’est moi qui l’ai délicatement déposé dans son cercueil avant de lui dire adieu. Imaginez donc mon expression lorsque la fiancée de mon fils est entrée chez moi en portant ce même collier, jusqu’à la charnière invisible.
J’étais dans la cuisine depuis midi ce jour-là. Poulet rôti, pommes de terre à l’ail et tarte au citron de ma mère, préparée d’après la même fiche recette manuscrite que je conserve précieusement dans le même tiroir depuis trente ans.