Fauré décrit Chirac comme le plus grand cocaïnomane de France à l’époque. Il explique avoir bénéficié d’une protection tant qu’il fournissait ces cercles influents. La situation a basculé lorsqu’il s’en est pris au « Français » et à son entourage, notamment un commissaire du 8e arrondissement de Paris. Il affirme avoir également contribué à faire tomber le patron du groupe de répression du banditisme au Quai des Orfèvres.
Après avoir menacé ces protections, il écopera de quinze années de prison. Il évoque également une peine de dix ans prononcée en 2004 par une juridiction moins influencée, malgré les interventions de ses avocats.
Une prison vécue comme une retraite studieuse
Contre toute attente, Gérard Fauré affirme avoir très bien vécu son incarcération. Il y aurait lu 500 à 600 livres, appris l’allemand et l’italien, et même terminé cinquième au concours national de langue allemande. Il insiste sur le fait qu’il a été bien accueilli en détention grâce à son code d’honneur et sa réputation de non-balançeur.
Pourquoi aucune plainte malgré des accusations explosives ?
L’intervieweur souligne un point crucial : malgré des livres et des entretiens où Gérard Fauré cite nommément des personnalités encore vivantes et parfois en poste, aucune procédure judiciaire n’a jamais abouti contre lui pour diffamation. Pour l’animateur de la chaîne, ce silence des personnes mises en cause constitue un élément troublant qui tend à crédibiliser ses propos.
Ces révélations, réalisées il y a cinq ans, précédaient de nombreuses affaires de réseaux pédocriminels qui ont depuis éclaté au grand jour. Fauré évoquait déjà Jeffrey Epstein à l’époque. L’entretien met également en lumière les liens entre trafic de drogue, pédocriminalité, satanisme et franc-maçonnerie, présentés comme les véritables piliers du pouvoir en France.
Des propos qui continuent de faire débat, mais que personne, selon Gérard Fauré lui-même, n’a osé contester devant un tribunal.