À 73 ans, ce grand-parent alerte sur les parents d’aujourd’hui : ces 8 dérives de la parentalité moderne l’inquiètent

Vient ensuite la disparition presque totale de l’ennui. Ses petits-enfants enchaînent activités, sorties, applications “éducatives”. Or l’ennui, ces après-midis à ne rien faire, fabriquait autrefois des histoires, des jeux inventés, une vraie vie intérieure. Les parents veulent structurer les routines à la maison, 46 % le disent dans l’étude, mais le risque est de transformer chaque journée d’enfant en planning de cadre surbooké.

Autorité, échec, émotions : des enfants trop protégés
Autre dérive qu’il observe : tout se négocie. L’heure du coucher, les devoirs, le temps d’écran. Discuter est une avancée par rapport aux fessées d’hier, mais lorsque chaque règle devient débat, les repères se brouillent. Le même constat vaut pour l’échec : exposé oublié, note moyenne, conflit avec un camarade, beaucoup de parents accourent pour réparer, éviter la moindre chute, alors qu’un accroc scolaire isolé apprend à se relever.

Ce grand-parent s’inquiète aussi de voir chaque difficulté potentielle devenir un diagnostic en puissance. Enfant remuant, on pense TDAH ; enfant réservé, on parle très vite d’anxiété sociale. Il ne nie pas l’utilité des bilans quand ils sont nécessaires, mais redoute les étiquettes trop rapides. À cela s’ajoute une vraie peur des émotions : crises de larmes en magasin gérées comme une urgence absolue, colères qu’il faut apaiser tout de suite, au lieu d’apprendre aux enfants que frustration et tristesse peuvent être traversées.“Arrêtez de faire ça, on n’en peut plus !” : les restaurateurs ne supportent plus cette habitude des clients en 2026