En France, les recommandations officielles préconisent une consommation quotidienne de calcium bien supérieure aux repères établis au niveau international. Parmi les 33 experts de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) ayant recommandé de consommer trois produits laitiers par jour, 26 ont déclaré des liens d’intérêts actuels ou anciens avec l’industrie agroalimentaire. Cette situation explique pourquoi les apports conseillés en France dépassent le double de ce que préconise l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui fixe le repère autour de 500 mg de calcium par jour pour un adulte. L’agence française recommande ainsi de 1200 à 1300 mg par jour pour les adolescents de 9 à 18 ans, 900 à 1000 mg pour les adultes de 19 à 50 ans, et jusqu’à 1200 mg au-delà de 50 ans. Pourtant, les synthèses d’études scientifiques récentes indiquent que le calcium issu de l’alimentation ne réduit pas le risque de fracture.
Dès 2013, des chercheurs de Harvard ont mis en évidence qu’un excès de calcium diminue l’absorption des autres minéraux essentiels, en particulier le magnésium. L’association d’aliments riches en calcium et pauvres en magnésium, comme les produits laitiers, se trouve ainsi reliée à une augmentation du risque d’infarctus, de calculs rénaux et de maladies dégénératives. De plus, la majorité de la population adulte occidentale ne produit plus suffisamment de lactase, l’enzyme intestinale permettant la digestion du lactose après le sevrage. Le lait de vache contient également plusieurs hormones bovines, telles que l’insuline et l’œstrogène,