Nombre de ces médicaments, notamment les myorelaxants comme la cyclobenzaprine, sont fréquemment prescrits pour les douleurs lombaires aiguës, souvent pendant plusieurs semaines.
📊 Conclusions de l’étude
Publiée dans une revue de neurologie de référence et portant sur plus de 250 000 adultes de plus de 55 ans, l’étude a révélé que :
Les personnes ayant consommé quotidiennement des anticholinergiques puissants pendant plus de trois ans présentaient un risque accru de 50 % de développer une démence par rapport aux non-utilisateurs.
Ce risque augmentait avec la dose cumulée et la durée d’utilisation.
Le lien était le plus marqué pour les médicaments à forte activité anticholinergique, notamment certains myorelaxants et antivésicaux courants. Il est à noter que l’utilisation ponctuelle ou de courte durée (par exemple, quelques jours de Benadryl pour les allergies) n’a pas été associée à un risque accru.
⚠️ Pourquoi est-ce important pour les personnes souffrant de maux de dos ?
Les maux de dos figurent parmi les principales raisons de consultation chez les adultes, et les myorelaxants comptent parmi les traitements les plus prescrits, malgré des preuves limitées de leur supériorité par rapport aux AINS (comme l’ibuprofène) ou à la kinésithérapie.
Or, cette étude suggère que la facilité d’obtenir une ordonnance rapidement pourrait avoir des conséquences cognitives à long terme, surtout en cas d’utilisation répétée ou prolongée.
✅ Que faire ?
N’interrompez pas brutalement votre traitement, surtout s’il vous a été prescrit. Consultez d’abord votre médecin.
Demandez-lui : « Ce médicament anticholinergique est-il nécessaire à long terme ? » Explorez des alternatives plus sûres pour soulager les maux de dos :
– Physiothérapie ou yoga
– AINS (comme le naproxène, à utiliser avec modération)
– Application de chaleur ou de glace, massage ou acupuncture