Deux mesures entrent bientôt en vigueur…

Le ministère du Travail, à l’origine de ces décrets, souligne dans un communiqué que les femmes perçoivent des pensions inférieures à celles des hommes notamment “en raison de carrières plus souvent interrompues, du recours au temps partiel”.

Et si ces carrières sont interrompues, c’est précisément car elles doivent la mettre en pause pour accueillir un enfant. Le congé maternité, suivi dans beaucoup de cas du congé parental d’éducation, interrompt partiellement ou complètement l’activité professionnelle.

Le salaire de la mère de famille se trouve ainsi très réduit au cours de cette période. Si on interrompt complètement son activité au cours d’un congé parental d’éducation, on ne touche plus que 400 euros par mois.

La pension calculée sur les 24 (ou 23) meilleures années au lieu de 25

Or pour rappel, le montant d’une pension de retraite du régime général est calculé en tenant compte des 25 meilleures années de carrière. Pour les femmes ayant eu un enfant, ce système est souvent pénalisant car une année travaillée en moins, réduit de facto le salaire sur ces 25 meilleures années.

À partir de septembre la pension des mères faisant valoir leurs droits ne sera donc plus calculée sur leurs 25 meilleures années, mais sur leurs 24 meilleures années si elles ont eu un enfant. Et sur leurs 23 meilleures années si elles en ont eu deux ou plus.

Le fait de réduire la période prise en compte permet d’exclure des périodes au cours desquelles l’assurée a été moins bien payée. D’après le gouvernement, une femme sur deux verra le montant de sa pension augmenter grâce à ce mécanisme.

À noter que cette évolution ne concernera que les salariées du privé. En effet pour les mères fonctionnaires, le calcul du montant de la pension se fait sur les six derniers mois de traitement.