Ce que Harvard a découvert en suivant 32 000 hommes
L’étude la plus marquante vient de Harvard. Entre 1992 et 2010, la Health Professionals Follow-Up Study a suivi près de 32 000 hommes âgés de 20 à 49 ans. Résultat ? Sur plus de 480 000 personnes-années de suivi, 3 839 cancers de la prostate ont été diagnostiqués.
Le chiffre qui retient l’attention : les hommes ayant une activité intime fréquente — en comptant l’ensemble des éjaculations, quelle qu’en soit l’origine présentaient un risque de cancer de la prostate inférieur de 31 % par rapport à ceux dont l’activité était plus limitée. Une baisse également observée à différentes tranches d’âge : 19 % de réduction entre 20 et 29 ans, 22 % entre 40 et 49 ans.
Une étude australienne portant sur plus de 2 300 hommes est venue renforcer ce signal. Ceux qui avaient une activité régulière à sept fois par semaine avaient 36 % de risques en moins d’être diagnostiqués avant 70 ans. Autant de chiffres qui interpellent.
Mais comment expliquer ce lien ?
Les chercheurs avancent plusieurs hypothèses. La prostate produit un liquide qui entre dans la composition du sperme. Si ce liquide stagne trop longtemps, certaines substances pourraient potentiellement irriter les tissus et favoriser l’apparition de cellules anormales.
Une activité régulière permettrait donc :